Petit retour en arrière : en février dernier, j’ai pu suivre le stage que j’attendais vraiment. Quelques jours de formation à Paris, passés bien trop vite.
L’intention était d’ouvrir mon travail à d’autres matériaux et à de nouvelles techniques de volume.
Ce stage d’immersion, chez l’artiste plasticienne Michèle Forest , a permis d’élargir mon travail vers de nouvelles perspectives, avec de nouveaux matériaux et en utilisant des techniques inattendues. D’où l’intérêt de ce projet qui me tenait à cœur.
J’ai ressenti le besoin de sortir du cadre du textile classique et d’explorer des matières différentes. C’est ce que nous avons expérimenté durant cette formation, avec des matériaux détournés de leur fonction initiale et pourtant en dialogue avec les textiles naturels que j’utilise.
Au fil des jours, j’ai appris comment associer ces matériaux plus rigides à ma pratique, afin de créer des éléments légers mais plus architecturés.
Ce stage a ouvert de nouvelles pistes pour travailler le volume et les reliefs, et ainsi acquérir de nouvelles techniques.
Cette approche de la matière a été l’occasion de repenser le volume de l’abat-jour comme une pièce architecturale, et non plus seulement comme un simple cylindre habillé de tissus.
En apportant du relief à la base textile, la lumière ne se contente plus d’éclairer: elle se déplace, se tamise, se découpe, et donne à chaque pièce un caractère plus sculptural.
De retour à l’atelier, ces apprentissages nourrissent mes modèles, avec des alliances de matières plus audacieuses.
Ces créations nées d’une nouvelle exploration, vous les avez peut-être découvertes cet été au cloître de la cathédrale de Bayonne, lors de l’exposition des métiers d’art.
Cette formation s’est donc inscrite dans une démarche plus large : continuer à faire évoluer mon travail tout en ouvrant la porte à l’expérimentation et à l’innovation.
Merci à Michèle Forest pour son accueil lors de ce stage et sa générosité dans le partage de son savoir.